LA DOULEUR
Est définie par l’I.A.S.P. (association internationale de l’étude de la douleur) comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles…». Cela signifie notamment que l’absence d’anomalies lors de la réalisation d’examens complémentaires (radiographies, prises de sang…) n’exclut pas la réalité de la douleur.
LA DOULEUR EST CHRONIQUE lorsqu’elle évolue depuis plus de 6 mois et qu’elle est rebelle aux traitements usuels.
C’est un phénomène complexe revêtant plusieurs aspects : physique, psychologique, socio-familial. Il existe à la fois une douleur physique et une souffrance morale. La douleur est bien réelle même s’il n’y a pas de cause physique trouvée.
ÉVALUER LA DOULEUR
Pour la reconnaître, ensemble, patient et soignant, nous devons la caractériser, la mesurer, pour une prise en charge thérapeutique efficace du patient douloureux.
Il nous faut identifier le type de douleur et ses différentes composantes qui peuvent être soulagées, soit par des médicaments antalgiques ou non antalgiques (antiépileptiques, antidépresseurs…) soit par des moyens non médicamenteux.
Il nous faut aussi évaluer l’efficacité du traitement pour mieux le réajuster.
QUELQUES IDÉES FAUSSES
- "Il faut supporter la douleur »
- « être aidé c’est être faible »
- « les médicaments anti-douleur rendent dépendant »
- « vieillir c’est souffrir »
- « la douleur n’est que physique »
- « la douleur n’est que psychologique… »
PROPOSER UN TRAITEMENT DE LA DOULEUR CHRONIQUE
C’est considérer le patient dans sa globalité. Dans les consultations douleur, une équipe pluridisciplinaire réunissant médecins spécialistes ou non (neurologue, psychiatre, rhumatologue…), infirmières, kinésithérapeute, psychologues, assistante sociale…
- évalue tous les facteurs qui peuvent contribuer à la douleur chronique.
- dispose de toute une palette de traitements médicamenteux ou non médicamenteux.
La douleur peut être réduite et votre qualité de vie peut être améliorée.